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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 06:02

UPMF - Grenoble 2

Département de philosophie

Séminaire de master 1 / Philosophie politique

 

 

Séance n°1

 

INTRODUCTION

 

Dans ce cours, nous allons nous fonder sur un corpus de textes déterminé : nous allons privilégier trois œuvres fondamentales, et discuter un corpus plus large :

 

Trois œuvres fondamentales :

            -Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes

            -Du contrat social

            -Emile ou de l'éducation (ed. Folio notamment)

 

Œuvres travaillées :

            -Discours sur les sciences et les arts (1750)

            -Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes (1754)

            -Discours sur l'économie politique, article de l'Encyclopédie (1755) (Rousseau à la fois a participé à cette entreprise en rédigeant plusieurs articles, et s'est opposé à certains articles de l'Encyclopédie ainsi qu'on le voit avec le Lettre à d'Alembert)

            -Lette à d'Alembert sur les spectacles : cette lettre répond à une partie de l'article Genève de l'Encyclopédie.

            -Julie ou la nouvelle Héloïse (1761)

            -Du contrat social (1762)

            -Emile ou de l'éducation (1762)

            -Lettre à Christophe de Beaumont, archevêque de Paris qui a attaqué Rousseau sur le chap. IV de l'Emile

            -Lettres écrites de la montagne (1764)

 

 

            Introduction : Le corpus que nous venons de définir appelle quelques commentaires. Il regroupe les ouvrages philosophiques de Rousseau qui furent composés de 1750 à 1764, mais, si l'on considère que la date importante pour les publications de Rousseau est 1762 (car cette année-là il publie deux de ses œuvres majeures, Emile et Du Contrat social), nous avons délimité une période qui s'étend de la date de publication du Premier Discours, son premier ouvrage de philosophie, jusqu'à celle où paraissent ses chefs d'œuvre . Or, durant ce laps de temps de 12 années, on peut affirmer que Jean-Jacques Rousseau va bouleverser l'histoire à la fois de la philosophie, celle de la pensée en général et celle des mœurs. Concernant ce dernier registre, les questions du couple, de la famille, de la sexualité vont par exemple, et entre autres, être transformées par l'approche typique du philosophe genevois. Son œuvre va même jusqu'à modifier le destin de l'Europe, puisque son influence post-mortem s'avère considérable pour l'aire de civilisation européenne toute entière. Nous allons, dans ce cours, établir dans quelle mesure, mais avant cela deux remarques liminaires.

            La première concerne les conditions de la création de son œuvre. Et tout d'abord la vie de Rousseau et sa célébrité. Avant cette période cruciale, Rousseau, durant ses années de formation, est d'abord un musicien, précepteur, secrétaire d'ambassade à Venise pendant un temps. Il devient réellement célèbre en 1761 avec son chef-d'œuvre, Julie ou la nouvelle Héloïse, ouvrage avec lequel dialogue tout le reste du XVIIIe siècle, ainsi qu'on le voit par exemple avec des ouvrages comme Justine ou les malheurs de la vertu du Marquis de Sade, ou Les liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos. En1778, année de la mort de Rousseau, il composait ce qui est resté comme un autre chef d'œuvre littéraire, inachevé : Les rêveries du promeneur solitaire, ouvrage qui constitue un des actes de naissance du romantisme, et qui développe une forme de romantisme de fusion avec les éléments, proche du romantisme allemand. Rousseau y traduit littérairement la sensation de fusion d'avec la nature, d'abolition de l'individualité.

            De plus, si l'on veut saisir le contexte dans lequel se déploie l'œuvre, il faut prendre en compte les aspects historiques : de 1643 à 1715, règne Louis XIV, et la France se constitue comme une monarchie centralisée, unifiée en tout cas par l'idéologie de l'absolutisme. Par la suite, de 1723-1774, règne Louis XV, il s'agit d'une période de transformation de la société française, où le projet de monarchie absolue de Louis XIV se lézarde, et où la société française manifeste le besoin de s'émanciper : Les lettres persanes de Montesquieu (publiées anonymement en 1721) sont le symbole de cette volonté de se débarrasser du carcan de l'autorité royale, de penser au-delà de l'horizon dessiné par celle-ci. L'œuvre de Rousseau accompagne ces transformations dans le cadre du mouvement philosophique des Lumières. Ce terme renvoie à un mouvement intellectuel européen, auquel, en France, il convient d'associer le nom de plusieurs auteurs tels que : La Mettrie, le Baron d'Holbach, Helvétius, auteurs matérialistes d'inspiration spinoziste qui représentent le côté radical des Lumières. Il faut ajouter Condillac, Diderot, d'Alembert offrent aussi leur contribution aux Lumières à travers entre autre le sensualisme, doctrine qui, sur le plan méthodologique et métaphysique se présente comme une arme de guerre contre l'idéalisme et le spiritualisme. L'époque des Lumières est encore une époque où l'expression des idées scientifiques fait courir un réel danger à leurs promoteurs.

            Nous avons évoqué la nouveauté apportée par Rousseau. Qu'est-ce qui fait cette nouveauté ? Tout à la fois le ton qu'il emploie, la méthode qui est la sienne, la forme de ses écrits, les questions qu'il aborde, et son style d'écriture. Pour sa part, et cette nouveauté multiple n'y est pas pour rien, il a l'impression d'être un philosophe incompris, qui souffre d'un délire de persécution, ce qui produit parfois dans son œuvre des passages où s'exprime une forme avérée de délire paranoïaque.

Sur le fond, si l'on voulait présenter les choses de manière très schématiques, on pourrait suggérer que Rousseau aborde 9 questions philosophiques différentes, et qu'à chaque fois il renouvelle la tradition de pensée en cours avant lui :

            -La constitution du fait humain : il rompt avec l'essentialisme d'alors. Pour lui, l'humain se construit, et la manière dont il le fait doit être étudiée bien plus qu'on ne l'a jamais fait.

            -Le rôle fondamental de l'agir et du faire pour devenir ce qu'on est. Ici, dans une certaine mesure, il y a une reprise de la tradition antique de l'épicurisme, et de Lucrèce notamment. Les arts et métiers jouent un rôle fondamental dans la constitution de l'individu et des groupes humains (à rattacher avec l'intérêt personnel de Rousseau pour les arts, et notamment pour la musique).

            -Les rapports humains, avec la relation entre individu et société, l'enjeu de l'égalité, les passions (amour, amitié, fidélité, trahison...).

            -Le rapport entre l'homme et la nature, puis entre l'homme et les animaux.

            -Qu'est-ce qu'être civilisé, qui fait que nous ne sommes pas des bêtes brutes? Quel est le rôle de la culture dans l'humanisation de la société? A partir de ce cadre problématique général, Rousseau adopte des positions parfois extrêmes. On le voit par exemple avec la dénonciation du théâtre qu'il développe contre d'Alembert dans la lettre de 1758, à partir de l'argument selon lequel ce dernier risque de corrompre les mœurs des citoyens.

            -Qu'est-ce que faire société, et par suite qu'est-ce qu'une société juste? Rousseau relie fortement ces deux derniers aspects à la question de l'éducation.

            -Enjeu de la liberté, entendu d'abord sur le mode de l'authenticité des personnes. La question, redoutable, est : comment penser ce qui est authentique, et le distinguer de ce qui est inauthentique? La question touche au problème de l'adolescent (phase de la vie dont on pourrait dire qu'elle fut en partie inventée par Rousseau), car on s'aperçoit empiriquement qu'en cherchant sa personnalité, il a tendance à construire une image inauthentique de lui-même. Ce que suggère Rousseau, notamment dans des passages impressionnants d'Emile, c'est que tout  humain entre, pour se constituer, dans une phase de perturbation indispensable : tout se passe comme si on était obligé de passer par l'inauthentique pour devenir espérer devenir authentique.

            -Autre idée forte, et en partie originale : l'expérience de la beauté peut nous sauver de l'inauthenticité ; par suite, il convient de saisir l'importance non seulement philosophique, mais aussi morale et politique de l'esthétique. Ce qu'on faire en procédant par la négative : si l'on donne au peuple des spectacles dégradés, le peuple sera dégradé dans ses jugements et dans sa capacité d'émancipation.

            -Quels sont les rapports de l'homme et de Dieu? Rousseau pose cette question classique par le biais du sentiment esthétique, dans la relation entre l'homme et la nature. Dans La profession de foi du vicaire savoyard (développement inséré dans la IVème partie de l'Emile),il conçoit une religion naturaliste.

 

            Du fait du caractère innovant de son œuvre et de son caractère personnel particulier, Rousseau a mené une existence souvent solitaire et errante ; reflets d'une telle condition, s'ils s'inscrivent dans un dessein d'ensemble homogène et cohérent, ses écrits apparaissent motivés par les circonstances, voire se situent en réaction ou adoptent d'ailleurs un ton polémique. Il a avoué à plusieurs reprises se sentir pourchassé et rejeté par une partie de la société de son époque.

            Malgré de telles conditions, il faut insister sur le caractère homogène et cohérent de son projet intellectuel. Un des meilleurs commentateurs, Arthur Melzer, dans son ouvrage Rousseau, la bonté naturelle de l'homme, écrit que sa pensée "est exceptionnellement systématique", et s'exprime dans des écrits "exceptionnellement non systématiques". Rousseau déteste la pensée de système, mais tous ses thèmes sont liés à une idée fixe, et tout découle d'une seule et unique expérience.

 

            Avant d'évoquer cette expérience fondatrice, il est nécessaire - et c'est la seconde remarque liminaire - de saisir une particularité de l'œuvre de Rousseau : le fait que l'auteur est partout présent dans son œuvre à titre personnel, et que dans plusieurs passages fondamentaux Rousseau ne parle quasiment jamais que de lui-même. Cela est sensible dans le Premier discours, et tout à la fois découle de ce premier écrit : compte tenu des conditions de production de cette oeuvre initiale, Rousseau a en quelque sorte fait de sa philosophie une question personnelle. Il s'est approprié le questionnement philosophique, pour en faire le sens de sa vie. Sa devise, Vitam impendere vero, ''employer sa vie à la vérité'', l'incite à faire de la vérité le but de sa propre vie. L'aventure personnelle de Rousseau l'oblige à un effort d'auto-compréhension : il se met lui-même en jeu. Attaqué pour sa thèse initiale, tout se passe comme si, dans une posture défensive assez offensive, il s'était dit pour le reste de son œuvre : ''si j'ai tort, alors le monde n'a pas de sens ; je vais par conséquent montrer à mes contradicteurs qu'ils ont tort''.

            Par conséquent, le rapport de Rousseau à l'adversité est extrêmement fort pour découvrir la vérité philosophique ; on pourrait même dire qu'il adopte une posture de héros de la vérité. C'est ce qu'on voit particulièrement bien dans Les Confessions (1765-1770), au tout début du livre I. La sincérité devient avec cet incipit un enjeu philosophique majeur, qui permet à l'auteur d'affirmer le caractère exceptionnel et unique de son entreprise : il sait être et se dit le produit d'une expérience unique, et déclare assumer cette situation. Le livre des Confessions n'est que le récit de cette expérience, qu'il confond avec la volonté de trouver la vérité. Philosopher se traduit ici par éprouver consciemment la plus haute intensité dans le double rapport au monde et au vrai. C'est à ce titre que Rousseau se présente comme un exemple, un modèle, un idéal dans sa solitude. Il veut aller au bout de la sincérité : il avoue jusqu'à ses perversions, par exemple avec l'aveu, au début du récit autobiographique, de son amour de la fessée. Cette posture philosophique est celle du courage de la vérité, elle fait penser à Foucault par le désir de s'émanciper du carcan de la société ; chez le dernier Foucault, celui de l'Histoire de la sexualité et des cours au Collège de France sur la parrhèsia, ou "dire vrai". L'enjeu d'une telle posture philosophique, c'est de réussir à être authentique et pour cela d'être libre. Voir à ce propos la citation que Rousseau place au début des Confessions : Intus et in cute, aller ''intérieurement et sous la peau'', reprise de l'auteur latin Perse, par laquelle il s'agit de dire qu'on va dévoiler l'intimité afin de percer les apparences.

            On pourrait donc dire que, d'après la manière dont il se présente, Rousseau n'a pas fait exprès d'être ce qu'il est, à savoir d'être un philosophe obsédé de la vérité. Son œuvre est toujours de circonstance, provoquée par les autres, et va en même temps toujours s'appuyer sur son idée fixe de la vérité. Il est comme tombé dans l'engrenage de la vérité, et son rapport à sa propre œuvre philosophique a été comme provoqué par le rejet dont il a été victime par les autres.

            Le moment initial, le primum movens de cet engrenage est constitué par ce qu'on a nommé l'illumination de Vincennes. Rousseau était ami avec Diderot de 1742 à 1758, philosophe matérialiste. Ce dernier était emprisonné à Vincennes en 1749, après avoir écrit la Lettre sur les aveugles à l'usage de ceux qui voient, lettre qui reprenait le vieux problème de savoir si un aveugle de naissance peut se représenter ou non des formes géométriques (dit Problème de Molyneux). Il s'agit du problème de la constitution des idées abstraites, qui pose celui du rapport entre innéisme et sensualisme. Diderot explique qu'un aveugle peut reconstituer ces formes par le biais d'un bâton : les idées sont acquises. Conséquences théologiques qui renvoient à l'inexistence de Dieu, et qui vaut donc à Diderot d'être enfermé au donjon de Vincennes à côté de Paris. Rousseau décide d'aller visiter son ami, et tout en marchant sur la route de Paris à Vincennes il lit le Le mercure de France ; il tombe alors sur l'annonce du concours proposé pour l'année 1749 par l'Académie de Dijon : le progrès récent des arts et des sciences a-t-il corrompu ou perfectionné l'humanité ? Immédiatement, selon ses propres affirmations, Rousseau a une sorte d'illumination, qu'il raconte entre autre dans une de ses Lettres à Monsieur de Malesherbes de 1762, plus précisément dans la deuxième lettre, datée du 12 janvier(on trouve d'autres versions de ce récit, dans le livre VIII des Confessions par exemple). Voir ici le texte de la lettre : http://membres.multimania.fr/jccau/ressourc/rousseau/oeuvres/malesher.htm

            Dans sa lettre, Rousseau décrit les choses avec une incroyable sensibilité, et il explique que la découverte de la vérité fondamentale qui change sa vie s'impose à lui en le portant au bord de l'évanouissement et en le mettant en larmes. Quelle est cette vérité ? Elle tient en deux propositions : l'homme est né bon, et la société l'a corrompu. Cela est découvert par l'auteur dans un moment de conversion de son esprit, d'extase, de découverte comme dans un rituel initiatique qui traverse son corps. Au-delà du caractère littéraire d'une telle présentation, cela signifie que son œuvre s'ancre dans un très fort sentiment de vérité, lié à une double sensation, celle que l'homme est aliéné d'une part, celle qu'il est possible de s' ou de l'émanciper de l'autre. On passe donc de l'oppression physiquement ressentie à la libération non moins physiquement ressentie - telle est la promesse recelée dans l'illumination de Vincennes, et c'est probablement pourquoi elle provoque en l'auteur un effet physique de bouleversement. Rousseau découvre intellectuellement ce qu'il pressentait ou espérait, à savoir qu'il y a une vérité dans l'homme qui dépasse le conditionnement social : il découvre la "bonté naturelle" du genre humain, et désormais il va chercher à établir ce que cela signifie ou comment cela (la libération du genre humain à partir de la révélation à l'homme de son potentiel) est possible.

            Dans cette intention, Rousseau (1) entreprend d'établir sur quoi repose le conditionnement humain (proximité avec Marx ou Nietzsche de ce point de vue) ; (2) veut ensuite profiler et redécouvrir le profil humain, afin de connaître le potentiel de l'homme (3) enfin, s'engage à montrer comment exploiter ce potentiel sans le déformer, comment rééduquer l'homme, lui permettre de devenir authentique tout en étant socialisé. L'amour, la communauté utopique, le rapport à la nature, sont des moyens de pallier à la corruption de la société. Vis-à-vis d'une telle intention, relevons-le, Rousseau se situe comme le "dernier homme", comme celui qui annonce la venue ou la possibilité d'un homme nouveau, mais qui n'a lui-même pas réussi à être à la fois totalement socialisé et authentique : s'il rêve d'un homme émancipé de ses conditionnements, révélé à sa propre authenticité et toutefois parfaitement socialisé, lui-même a échoué dans la réalisation personnelle de cet idéal ; on l'a dit plus haut, il a découvert sa propre authenticité au prix de sa solitude. En tout cas, en annonçant par le Premier Discours un tel programme, Rousseau a préparé pour l'époque contemporaine, pour notre époque une société où la promesse du bonheur repose sur la conjonction de l'égalité et de la sincérité.

            On peut faire une remarque sur le caractère saisissant de cette expérience initiale, qui conditionne toute l'œuvre philosophique. Platon, Nietzsche, Descartes, eux aussi, construisent leurs intuitions sur des expériences vécues et très intenses, pas nécessairement d'origine purement rationnelle, mais qui sont le point de départ de la connaissance philosophique, qu'il faut alors comprendre comme tentative de rationalisation et d'explicitation ou de mise en thèses d'une intuition première. Rousseau est quant à lui dans la voie d'une construction qui n'est pas seulement rationnelle, mais aussi et surtout passionnelle, d'emblée son rapport à la philosophie doit être conçu comme une esthétique de la vérité.

            Enfin, dernière remarque : si l'expérience de Vincennes est si forte, c'est aussi parce qu'elle ouvre la possibilité d'un bilan, extrêmement intéressant et important, pour l'époque de Rousseau comme pour la nôtre. Il s'agit de savoir si le progrès des arts et des sciences - donc, le travail même des Lumières, dans lequel Rousseau et son ami Diderot s'étaient engagés avec ardeur -          a perfectionné l'homme ou bien l'a corrompu. On peut imaginer ce que représentait une telle question pour un homme engagé dans l'émancipation de ses contemporains par le biais de la diffusion intellectuelle, et pour cela mis en danger par la censure du pouvoir politique et religieux. L'effet de choc produit par la question de l'Académie de Dijon vient aussi de cela : elle ouvre la porte pour un questionnement radical sur l'engagement des Lumières, et sur la collaboration d'un homme tel que Rousseau à une telle entreprise. L'émancipation réelle des hommes, la diffusion des connaissances techniques et scientifiques dans un projet comme celui de l'Encyclopédie la réalise-t-elle vraiment ? Si c'est possible voire probable, ce n'est pas certain. Voilà le doute que révèle la question de l'Académie de Dijon, on comprend qu'à ce titre elle fasse office de pivot dans la vie de Rousseau. En tout cas, c'est l'analyse de ce doute que le Premier Discours s'attache à approfondir.

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Thierry Ménissier - dans Rousseau
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