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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 09:59
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Thierry Ménissier
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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 06:37

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Je signale la parution sur Revues.org du numéro 10/2012 de la revue Astérion (http://asterion.revues.org/) dont le dossier central est consacré à la thématique « Empire et domination à la Renaissance ».

 

Je signale plus particulièrement dans ce dossier mon article « Métamorphoses de l’idée d’empire à la Renaissance » : http://asterion.revues.org/2235


Il s’agit dans cette étude de comprendre comment une forme géopolitique « centrée » du genre de l’empire gagne à être appliquée aux réalités économiques, politiques, stratégiques et intellectuelles du monde moderne telles que la Renaissance les a entrevues.

 

Par suite, il s'agit de savoir dans quelle mesure une telle forme, ancienne et fortement caractérisée par un certain rapport au territoire et par un certain type de domination, peut être utile pour penser l'état du monde contemporain. Une telle tentative conduit nécessairement à faire évoluer la représentation de l'idée d'empire.

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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 09:12

arendt.1.jpg

 

 

« Si un être humain perd son statut politique, il devrait, en fonction des conséquences inhérentes aux droits propres et inaliénables de l’homme, tomber dans la situation précise que les déclarations de ces droits généraux ont prévue. En réalité, c’est le contraire qui se produit. Il semble qu’un homme qui n’est rien d’autre qu’un homme a précisément perdu les qualités qui permettent aux autres de le traiter comme leur semblable. […]

 

Si le drame des tribus sauvages est de vivre dans une nature brute qu’ils ne savent pas maîtriser, mais dont la générosité ou le dénuement décide de leur subsistance, et qu’ils vivent et meurent sans laisser aucune trace, sans avoir contribué d’aucune manière à un monde commun, alors ces gens sans-droits sont réellement rejetés dans un étrange état de nature. Certes, ils ne sont pas barbares ; de fait, certains d’entre eux appartiennent aux couches les plus cultivées de leurs pays respectifs ; néanmoins, dans un monde qui a pratiquement éliminé la sauvagerie, ils apparaissent comme les premiers signes d’une possible régression par rapport à la civilisation.

 

Plus une civilisation est développée, plus accompli est le monde qu’elle a produit, plus les hommes sont à l’aise dans le domaine de l’invention humaine – et plus ils seront sensibles à quelque chose qu’ils n’ont pas produit, à tout ce qui leur est simplement et mystérieusement donné. Pour l’être humain qui a perdu sa place dans une communauté, son statut politique dans les luttes de son époque, et la personnalité juridique qui fait de ses actes et d’une part de sa destinée un tout cohérent, seules subsistent des qualités qui ne peuvent d’ordinaire s’articuler que dans le domaine de la vie privée, et qui doivent demeurer imprécises, au rang de la stricte expérience vécue, dans toutes les conditions d’intérêt public. À cette existence réduite, c’est-à-dire à tout ce qui nous est mystérieusement accordé de naissance et qui inclut la forme de notre corps et les dons de notre intelligence, répondent seuls les imprévisibles hasards de l’amitié et de la sympathie, ou encore la grande et incalculable grâce de l’amour, qui affirme avec saint Augustin : « Volo ut sis » (« Je veux que tu sois »), sans pouvoir donner de raison précise à cette affirmation suprême et insurpassable. »

 

 

Les Origines du totalitarisme, tome 2 : L’impérialisme,

chapitre 9 : « Le déclin de l’Etat-nation et la fin des droits de l’homme »,

Gallimard, 2002, p. 604-605.

 

 

En guise de complément au cours public sur Arendt dont j’ai présenté l’introduction hier soir (informations précises sur ce cours ici :http://societealpinedephilosophie.over-blog.com/article-cours-public-sur-hannah-arendt-113144637.html), je voudrais donner ce texte à lire. En effet, cet extrait rend bien compte du style et du propos de la philosophe : tandis que son écriture pèse le pour et le contre de chaque situation humaine, elle affirme des thèses puissantes et en tire des conséquences fortes pour notre temps.

 

Nuances dans le regard : la vie affective des hommes, dans l’amitié, dans la sympathie et plus encore dans l’amour, repose sur une sorte de miracle qui adresse les uns aux autres des humains singuliers et isolés. L’amour, particulièrement, exprime cette grâce injustifiable et inexplicable par laquelle un être consacre son énergie pour qu’un autre soit, sans demande spéciale de retour. Mais pour riche qu’elle soit, cette vie affective ne suffit pas à faire une existence humaine complète.

 

Thèse classique rappelée : comme l’ont dit les auteurs grecs (et en tout premier lieu Aristote), la condition humaine est politique, et pas seulement privée. Quand bien même on mènerait une vie privée exaltante et pleine de plaisirs, elle ne serait pas complètement humaine. Précisément, la « vie » des affects et des relations utilitaires ou intéressées, parce qu’elle relève des impératifs de la nature, n’est pas encore une « existence ». Pour ek-sister, précisément, il est nécessaire d’évoluer par le langage, par l’intelligence et par l’action sensée, dans le monde cultivé des sociétés humaines. Il est nécessaire de se tenir hors de soi, de se porter au-devant de l’autre.

 

Intuition de la situation dramatique de l’époque contemporaine : des hommes privés de la condition politique, même s’ils semblent protégés par la doctrine des droits de l’homme, perdent une partie de leur humanité – et une société qui, d’une manière ou d’une autre, prive les citoyens de leurs droits de cité (dont l’expression est d’abord critique : leur droit est de dire en quoi ils ne sont pas d’accord avec ce qui se passe dans la société) court le risque d’engendrer une nouvelle forme de barbarie.

 

Une injonction philosophique remarquable pour notre époque où les artifices technologiques sont de plus en plus intégrés à la vie sociale, économique et politique (voir par exemple les algorithmes qui prennent des décisions financières ou autres), et de plus en plus incorporés, et même en voie d’assimilation neurologique. Arendt nous dirait que quand bien même ces artifices nous aideraient à décider de nos actions individuelles et collectives, et quand bien même ils stimuleraient nos émotions de manière intense, voire profonde, ils ne constituent pas une raison de délaisser le monde de la culture et de l’existence politique, ni de s’exonérer du mode de vie relationnel dans lequel l’autre n’est pas moi, me fait face et objecte éventuellement ses raisons contradictoires aux arguments que je voudrais lui imposer.

 

 

 

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Thierry Ménissier - dans Lectures
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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 05:39
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Thierry Ménissier
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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 06:35

vie des idées

 

 

Sur le site de La Vie des idées, je signale l'article très intéressant de Blaise Bachofen consacré au stimulant livre récent de Frédéric Gros, Le Principe Sécurité :

 

 

http://www.laviedesidees.fr/La-securite-toute-une-histoire.html

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Thierry Ménissier - dans Lectures
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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 05:17
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Thierry Ménissier
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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 17:56
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Thierry Ménissier
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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 05:51

logo_G2I.png

 

 

http://g2i.upmf-grenoble.fr/ 

 

Je signale, sur le site des Assises de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, la publication d'un texte cosigné par Valérie Chanal et moi sur la nécessité de développer les formations à l'innovation dans l'Université française.

 

http://www.assises-esr.fr/var/assises/storage/original/application/d2202b990d797d4309de9947a27d29a0.pdf

 

 

http://www.assises-esr.fr/

 

Ce texte s'inscrit dans la perspective du programme PROMISING, lauréat de l'appel à projets IDEFI (Initiatives d'Excellence dans les Formations Innovantes) des Investissement d'Avenir, que nous lançons ces jours-ci. Davantage de détails ici : 

 

 

http://g2i.upmf-grenoble.fr/?p=612

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 12:43

UPMF

 

Je commence cette année un séminaire sur les rapports entre vie politique et les facultés des images (l'imagination et l'imaginaire) ; ce travail de recherche académique prend appui sur une expérimentation pédagogique collective que nous avons intitulée l'Atelier de l'imaginaire. Voici une présentation successivement de ces deux éléments, qui constituent pour moi les deux moments d'un  même programme destiné à comprendre les apports de la faculté des images à la société contemporaine, sur quatre plan : épistémologique, pédagogique, spirituel et politique.

 

 

Université Pierre Mendès France – Grenoble 2

UFR des sciences humaines, Département de philosophie

Année universitaire 2012-2013, 1er semestre

Master de philosophie, 1ère année

Séminaire de philosophie politique, UE4 (5 ECTS)

 

Thierry Ménissier, Professeur de philosophie « Sciences humaines et innovation »

Grenoble Institut de l’Innovation – UPMF

Thierry.Menissier@upmf-grenoble.fr

 

Titre du séminaire : Vie politique, imagination et imaginaire contemporains

 

Argument général


Les images et les facultés qu’on leur associe représentent les parents pauvres de la tradition philosophique car elles ont été régulièrement dévalorisées au profit des concepts ou de la logique, de l’entendement ou de la raison (tel est le cas pour l’imagination et plus encore pour l’imaginaire). Dans ce séminaire, nous voulons partir à la recherche de l’imaginaire contemporain dans le domaine de la « vie politique », ce terme désignant de manière non métaphorique l’élément usuel de l’animal politique, ou, de manière métaphorique, ce qui donne son « épaisseur » ou sa « consistance » à la vie dans la cité.


Curieuse faculté que celle de produire des images : les philosophes la vilipendent comme maîtresse d’erreurs et de fausseté, et de fait, elle est souvent captée par les démagogues et les médias pour régner sur des populations abruties ; dans le même temps, il n’y a jamais eu et il ne peut y avoir de mouvement d’émancipation sans la production d’un imaginaire partagé. Dans le domaine politique, la démarcation entre la servitude et liberté ne semble pas passer par la présence ou l’absence d’imaginaire, mais par la pauvreté ou la richesse de ce dernier. Kant reconnaissait à l’imagination un rôle fondamental dans le fonctionnement de l’entendement ; il faut probablement lui accorder un rôle analogue  dans la capacité à constituer la liberté politique.


Notre perspective consiste à réfléchir politiquement à la condition humaine (ou à réfléchir la condition humaine dans ce qu’elle a de politique) ; nous entendons par « politique » la dimension à la fois collective et historique de l’expérience humaine.


Cependant, notre ambition est de penser philosophiquement l’imaginaire contemporain – et dans cette intention, nous accordons une place privilégiée à la dimension technique ou technologique. L’environnement des êtres humains qui évoluent dans les sociétés évoluées est aujourd’hui hautement technologique ; telle est la réalité avec laquelle nos contemporains doivent composer, qu’ils s’en accommodent ou qu’ils la contestent. C’est cette réalité qu’il faut saisir dans ses modalités concrètes : connaître l’état de la technique aujourd’hui, comprendre la manière dont elle innerve les comportements et les représentations, déceler la manière dont sans cesse « de l’humain » se forme ou se réinvente dans la relation aux technologies.

 

Partant à la recherche de l’imaginaire contemporain, nous allons nous pencher sur les images, mythes et symboles d’aujourd’hui. Il s’agit donc pour nous, dans la perspective de ce que nous nommons « philosophie appliquée », de savoir en quoi celle-ci relève en quelque sorte toujours d’une esthétique. Ce à quoi ce séminaire veut contribuer de deux manières simultanées : d’une façon théorique, par l’étude du registre propre des images et de leurs facultés associées grâce à la détermination des « lieux » concrets où se constitue aujourd’hui l’imaginaire (politique), et d’une façon pratique en invitant les étudiants de philosophie à L’Atelier de l’imaginaire, lors de trois journées sur le site grenoblois (25 octobre, 20 novembre, 15 janvier) visant la mise en actes de la recherche intellectuelle.


 

Evaluation : un dossier à rendre en fin de semestre sur un sujet lié au séminaire, complété d’un entretien avec l’enseignant.

Exemple de dossier : Par groupes de deux étudiants, proposer une étude d’une thématique, d’une image ou d’un symbole contemporains, documentée à partir de sources variées et de l’expérience acquise lors de l’Atelier de l’imaginaire. Exemple d’une thématique contemporaine qu’il serait intéressant de documenter et d’étudier : l’imaginaire de la sécurité ou de la surveillance aujourd’hui.

 

Plan de la première année

   

Première partie : Epistémologie de l’imagination et de l’imaginaire : quelle(s) faculté(s) ?  

 

1. Une tradition culturelle et philosophique ambivalente :

 

 i.     Les réticences théologiques des monothéismes (Christianisme et Islam)

 

ii.     L’ambiguïté du rationalisme classique à l’égard de la faculté des images (Platon, Descartes)

 

2. La revalorisation kantienne de l’imagination :

 

i.      L’imagination comme faculté cognitive : un nouveau rôle en tant que faculté transcendantale en vue du connaître dans la Critique de la raison pure

 

ii.       L’imagination comme faculté de nous rapporter à la/notre nature dans la Critique de la faculté de juger

 

iii.      L’imagination comme faculté politique : la théorie du « signe historique » dans Le Conflit des facultés.

 

3. L’intervention de la psychanalyse et de la science des mythes 

 

i.      Préambule : Une première rupture : Vico et la « sagesse poétique des nations » dans la Science Nouvelle

 

ii.      Psychanalyse et images (Freud, Jung et Lacan)

 

iii.      La double rationalité des mythes selon la science des mythes (psychologique et sociale) : théories contemporaines de l’imaginaire (Gaston Bachelard et Gilbert Durand).

   

Seconde Partie : Anthropologie politique : aliénation et émancipation par l’imaginaire

  1. La domination par l’imaginaire

 

i. Comment dominer par l’imaginaire ?

 

- La critique du fascisme par Reich

- La critique de la société contemporaine par Bernard Stiegler

 

ii.      Se libérer par la création d’un nouvel imaginaire ?

 

- La thèse critique d’Herbert Marcuse

- « L’institution imaginaire de la société » : le projet de Cornélius Castoriadis

 

 

2. Philosophie contemporaine de l’imaginaire : Comment constituer un imaginaire politique contemporain ?

 

i.      Méthodologie pour un imaginaire contemporain : catégories héritées, création et innovation

 

ii.      Images d’aujourd’hui ou pour aujourd’hui  

 

1. Le sujet contemporain et ses complexités : disciplines et pouvoirs, émancipation, esthétique de l’existence. 

2. Technique et humanité : la métaphorisation de l’hybridation et l’hybridation de la métaphorisation dans le rapport contemporain hommes/machines 

3. Ascétisme et « athlétisme » selon Peter Sloterdijk

 

 

En parallèle, travaux pratiques : les imaginaires du « circuit court » (en lien avec l’Atelier de l’imaginaire)

 

Annexe : Présentation de l'Atelier de l'imaginaire

 

 

L’Atelier de l’imaginaire – Grenoble

Un projet pédagogique et de recherche, une coproduction originale


Des enseignants-chercheurs issus des trois universités et des laboratoires grenoblois et l’Hexagone Scène nationale de Meylan s’associent pour créer l’Atelier de l’imaginaire, dont la vocation est l’expérimentation collective, l’exploration de l’imaginaire contemporain, la formation des étudiants de master et la co-construction d’une réflexion-action avec les partenaires et les artistes des Rencontres-i, biennale Arts-Sciences.

 


Définitions :

 

Nous adopterons la définition initiale suivante de l’imaginaire : faculté mentale composée de représentations de ce qui n’existe pas encore ou pas vraiment, et qui n’existera pas nécessairement. De ce fait l’imaginaire œuvre à la création de possible(s). Les imaginaires, au pluriel, désignent les systèmes d’images et de symboles engendrés par cette faculté.


Objectifs :

-         Sur une durée de 3 ans, produire des protocoles collectifs permettant de révéler les imaginaires contemporains, en phase avec les nombreux changements qui nous affectent aujourd’hui et les mutations tant annoncées pour nos sociétés.

-         Contribuer à l’émergence d’un « écosystème apprenant » (formation recherche action territorialisée), par exemple en agissant ensemble avec les partenaires des Rencontres-i : acteurs et habitants du territoire, artistes, étudiants et enseignants, chercheurs.

-         Nourrir les approches artistiques par l’apport des sciences humaines, et vice-versa.

-         Et de ce fait participer ici et maintenant à la transformation du monde par la production d’images et de symboles.


Postulats :

-         L’imaginaire (comme faculté mentale) est un puissant moteur de la transformation du monde.

-         La force des imaginaires (comme systèmes d’images) est liée à la qualité de la vie, au bien-être ressenti et même à la question philosophique du bonheur.

-         Les imaginaires se construisent dans le mouvement, dans l’« éprouver ensemble » et dans le travail collectif.

-         La coexistence entre les images et symboles anciens et actuels stimule et entrave le renouvellement des imaginaires.

-         L’imaginaire se projette dans un territoire et participe à la construction métropolitaine.

-         L’imaginaire métropolitain grenoblois nous apparaît régi par le paradoxe entre l’innovation technologique et sa culture, et les inégalités sociales.


Déroulement :

Trois séances sont prévues pour la prochaine année universitaire, associant les étudiants de master et un public plus général.

La première séance prévue le 25 octobre à L’Hexagone de Meylan consistera en un moment initial de réflexion, avec la tenue d’ateliers collectifs. Avec ces ateliers, il s’agira de co-construire le thème des Rencontres-i d’octobre 2012 : « CIRCUIT COURT ».

Les séances suivantes auront lieu le 20 novembre à l’Institut de la Communication et des Médias (Université Stendhal – Grenoble 3) à Echirolles, le 15 janvier à l’Institut de Géographie Alpine (Université Joseph Fourrier – Grenoble 1) à Grenoble.


Membres fondateurs de l’Atelier de l’imaginaire :

Antoine Conjard, directeur, et l’équipe de l’Hexagone Scène nationale de Meylan et des Rencontres-i

Dominique David, chercheur au CEA-LETI

Serge Gros, directeur du CAUE – Isère

Luc Gwiazdzinski, enseignant-chercheur à l’IGA-Université Joseph Fourier Grenoble 1

Fabienne Martin-Juchat, enseignante-chercheuse à l’ICM-Université Stendhal Grenoble 3

Thierry Ménissier, enseignant-chercheur à G2i-UPMF Grenoble 2

Avec la participation des étudiants du Master Innovation de Grenoble Institut de l’Innovation (UPMF-Grenoble 2), du Master Innovation et Territoire de l’Institut de Géographie Alpine (UJF-Grenoble 1), du Master Production et Médiation des Formes Culturelles (Université Stendhal et UPMF).

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Thierry Ménissier - dans Séminaires
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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 17:54

corrado-giaquinto-allegorie-paix-et-justice-1753-4 Museum o

 

Corrado Giaquinto, Allégorie de la Justice et de la Paix, 1754

Museum of Art, Indianapolis

 

 

Dans le cadre de la cinquième saison de "L'instant philo" à Saint-Martin d'Uriage, JEUDI 15 NOVEMBRE à 20 h au Centre Culturel Le Belvédère, j'interviendrai sur le thème des relations entre équité et égalité en tant que principes pour la société démocratique.

 

Il est bien connu que la Justice favorise la Paix. Or, dans la société démocratique, ni l'une ni l'autre ne sauraient se concevoir indépendamment de l'idée d'égalité. Le règne de l'égalité dans la société démocratique a été en quelque sorte "dramatisé" par Tocqueville et, de fait, la réalisation du programme démocratique pose un certain nombre de problèmes, encore très vifs aujourd'hui. Et de fait, de quoi, stricto sensu, peut-il y avoir égalité dans la réalité si on la regarde scrupuleusement, c'est-à-dire avec toute "l'idiotie" (comme dit Clément Rosset) qu'elle exige ? Et plus encore, concernant les relations entre personnes, dans une société qui favorise l'individualité et le culte de la "différence" ?

 

Et pourtant, il faut que l'égalité se décrète ; il y va de la crédibilité du programme démocratique. Alors comment la déterminer et l'établir parmi les hommes ? Peut-on trouver dans l'équité la clef du problème ? L'équité, ou le sens de ce qui est dû à chacun...Vers quels partages nous conduit cette notion d'équité ? Quelles sortes de distributions sont susceptibles d'équilibrer nos différences (de condition, de fortune, de talents, etc.) ?

 

"L'instant philo" repose sur le principe de la présentation philosophique d'un problème (pendant 45 minutes environ), suivi d'une discussion avec la salle (1 h 15). Ni conférences universitaires, ni café philo, ces débats sont l'occasion de s'initier à la réflexion philosophique appliquée.

Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

 

 

Davantage d'informations :

 

http://www.uriage-les-bains.com/1.aspx

 

 

Toute la saison culturelle du Belvédère de Saint-Martin d'Uriage (les quatre séances de "L'instant philo" sont présentées p. 6) : 

http://www.saint-martin-uriage.com/Documents/Programme%20Belvedere_2012-2013.pdf

 

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Thierry Ménissier - dans Evénements
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