Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 07:03

 

 

Association Française des Femmes Diplômées des Universités

Groupe de Grenoble

 

Vianella GUYOT,  Présidente

Vous prie de bien vouloir assister à la soirée de gala de l’AFFDU

http://www.affdu.fr/

 

Le mercredi 28 janvier 2015, à 19 h

Dîner à l’Hôtel Président :

11 rue Général Mangin à Grenoble

 

Conférence-performance dialoguée

entre une anthropologue et un philosophe

              

 

Hommes et femmes aujourd’hui :

Une relation à réinventer ?

 

 

Madame Fabienne Martin-Juchat, Professeur des Universités en Sciences de l’Information et de la Communication (Université de Grenoble- Alpes)

 

Monsieur Thierry Ménissier, Professeur des Universités en philosophie (Université de Grenoble- Alpes)

 

Une Tombola sera organisée au profit de nos doctorantes boursières

 

                 Vos amis seront les bienvenus

                      -------------------------------

Coupon-réponse à renvoyer avant le 15  janvier 2015 à Madame Marie-Josèphe Rabiet ,      11 allée des Etangs 38240 Meylan  marie-josephe.rabiet@orange.fr, tel : 04 76 90 24 18

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Monsieur, Madame,        ….………………………… participera(ont) à la soirée

accompagné(e, és) de …………………………personnes.

Montant du repas : 31 euros

Nombre de Participants :………  x….  =…….  euros (chèque à l’ordre de l’AFFDU-Grenoble

 

Honmmes et femmes aujourd'hui : une relation à réinventer ? (Gala AFFDU)
Repost 0
Thierry Ménissier - dans Evénements
commenter cet article
17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 13:20

Je signale cette intervention sur "Action publique et management privé" dans le cadre de la signature de la convention partenariale des masters de l'IEP Grenoble et de l'IAE de Grenoble :

 

http://www.sciencespo-grenoble.fr/blog/actu/lancement-du-partenariat-entre-liae-de-grenoble-et-sciences-po-grenoble/

 

A l'IEP de Grenoble, Amphi E, Mardi 18 novembre, 17 h 30

 

Action publique et management privéAction publique et management privé
Repost 0
Thierry Ménissier - dans Evénements
commenter cet article
20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 14:32

Je signale cette intervention à venir :

 

Salon philosophique

« Que faire du hasard, aujourd’hui ? »

Chez Philippe et Martine GEORGES

452 route de Saint PANCRASSE

38330 Saint NAZAIRE LES EYMES.

samedi 25 octobre 2014

19 h – 22 h 30

 

« Hasard donne les pensées, hasard les ôte ;

point d'art pour les conserver ni pour les acquérir. »

(Pascal, Pensée 370).

 

« Comment s’étaient-ils rencontrés ? Par hasard, comme tout le monde. Comment s’appelaient-ils ? Que vous importe ? D’où venaient-ils ? Du lieu le plus prochain. Où allaient-ils ? Est-ce que l’on sait où l’on va ? Que disaient-ils ? Le maître ne disait rien ; et Jacques disait que son capitaine disait que tout ce qui nous arrive de bien et de mal ici-bas était écrit là-haut. »

(Diderot, Jacques le fataliste et son maître, incipit).

 

 

Ce qui est sans intention, ni cause, ni ordre, ni raison, tel apparaît ce qui relève du hasard. Mais…cela existe-t-il ? Il est très difficile d’affirmer l’existence du hasard. Dans l’ordre naturel, seul le miracle (réalité…pour le moins controversée !) apparaît sans cause ni ordre, et serait capable de contrevenir aux lois de la physique. Or, face un événement apparemment inexplicable, il  y a toujours le soupçon que le mystère s’appuie sur les limites de la compréhension humaine. Enfin, dans une rencontre apparemment hasardeuse entre des personnes, il existe toujours une probabilité que la circonstance favorable se produise.

Et pourtant il se produit de temps en temps des événements fortuits, en tout cas ils nous apparaissent comme tels, tellement pleins de sens qu’ils relancent le questionnement.

Quoiqu’il en soit, une longue tradition a condamné le hasard : les religions monothéistes, la science et la philosophie modernes s’étaient en quelque sorte liguées dans le but de le conjurer. Selon les premières, les voies de Dieu, certes impénétrables pour l’humain, sont considérées comme orientées par une intention souveraine, et la création, œuvre divine, obéit à un ordre complexe mais précis. Le christianisme a même essayé de montrer que le mal n’était pas sans cause : ni hasardeux, ni absurde, mais imputable à un mauvais usage de la liberté humaine. Science et philosophie ont en quelque sorte renchéri : tout se passe comme si, dans le cadre du rationalisme moderne, la reconnaissance du hasard avait un prix trop élevé, car cela reviendrait à admettre que quelque chose puisse exister en violation du (quasi sacro-saint) principe de raison.

Aujourd’hui les choses ont changé, et cela sous plusieurs points de vue. En voici trois : premièrement, sous l’effet des théories scientifiques du début du XXème siècle, le rôle du hasard semble reconnu dans la mesure où il est admis que l’aléa peut jouer un rôle décisif dans l’émergence ou dans les métamorphoses de la matière. Deuxièmement, dans le champ des recherches innovantes, l’hypothèse de la « sérendipité » (ou fortuitude) a familiarisé l’idée que les grandes découvertes ou les inventions majeures pouvaient être le fait de surprises, où l’on découvre subitement…quelque chose qu’on ne cherchait pas. Enfin, tout se passe, dans la vie courante, comme si on aspirait au hasard par désir d’être surpris. Cette curieuse aspiration au hasard s’est installée via les nouvelles socialités, qu’elles concernent les sites de rencontres ou les réseaux numériques. Elle semble même relever d’une toute nouvelle religion, dans laquelle on espère le hasard – idée typique du libertinage – afin de maximiser sa liberté et sa jouissance.

 

Ce quatrième salon philosophique est l’occasion de s’interroger sur ce curieux renversement qui a donné au hasard un rôle dans notre existence, en se demandant si elle relève d’une défaite de la pensée, ou d’un avatar du modernisme. Et comme le plaisir de s’exposer aux risques du hasard est réel, on le goûtera en s'attachant aux dimensions pédagogique et esthétique, en la compagnie notamment de Montaigne, de Machiavel, de Pascal, de Diderot, de Darwin et de Nietzsche.

 

Contact et renseignements : martine-georges@wanadoo.fr

Salon philosophique  : que faire du hasard aujourd'hui ?
Repost 0
Thierry Ménissier - dans Evénements
commenter cet article
15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 13:24

 

Je signale cette intervention demain, dans le cadre des Entretiens de la Maison des Adolescents du Rhône :

 

Institutions contemporaines et régime de temps individuel et collectif

 

Jeudi 16 octobre 2014, 9 h 15 – 12 h 15 dans les locaux de l’Agora Tête d’Or : 93, rue Tête d’Or - 69006 Lyon - M° Masséna

 

Qu’est-ce qu’une institution ? L’Eglise, l’Etat, l’Ecole sont (ou furent) des institutions, c’est-à-dire des cadres fondamentaux, des structures d’organisation de la vie concrète et des représentations mentales. Vectrice d’ordre, l’institution a pour ambition de donner forme à l’existence humaine. A ce titre, elle ouvre un régime temporel différent de celui de l’activité ordinaire : ce régime est celui de l’éternité divine pour l’institution ecclésiastique, et celui de la sempiternité, à savoir celui d’une durée éternelle, ou encore d’une éternité qui dure dans le temps humain pour l’Etat. Concernant ce dernier, lorsqu’en pleine guerres de religions on en a pour la première fois proposé une définition en promouvant le concept de souveraineté (Bodin), il a été appréhendé comme « puissance absolue et perpétuelle », et Bodin voulait démontrer que la perpétuité, ou durée indéfinie de l’Etat, constitue un critère déterminant pour l’autre critère (l’absoluité), car un Etat dont on saurait qu’il est temporaire ne pourrait imposer la loi de manière vraiment autonome. Sur un autre plan, mais révélateur, l’actuelle « réforme des temps scolaires » en France suscite un émoi qui dépasse largement la question de l’organisation matérielle des enseignements : autre chose s’y joue qui interroge le philosophe politique quant à la relation entre le temps des apprentissages, l’organisation collective dans le cadre de l’Etat et la « formation » des individus.

 

Précisément, on a pris l’habitude depuis les années 1970 d’opérer sur les institutions un travail critique (Foucault, Goffman), en mettant en valeur comment elles assujettissent les individus par des systèmes normatifs plus ou moins évidents à percevoir et à dénoncer. La pensée critique contemporaine a suivi Nietzsche qui le premier s’était attaqué à l’institution (et en premier lieu à la culture) comme structure de dressage (Nietzsche, Douglas). Parallèlement à l’émancipation des individus, le rapport au temps s’est transformé et subit aujourd’hui une « accélération » étonnante (Rosa). On découvre que si la modernité a mis les institutions en crise, ce n’est peut-être pas dans le but d’émanciper les individus : « l’accélération du temps social » dont parle Rosa concerne des processus lourds et implique une mutabilité généralisée de la réalité sociale qui a des effets sociaux et psychologiques inquiétants.

 

C’est pourquoi il est intéressant de questionner le rapport entre institutions, temporalité et régime de sens individuel et collectif. Peut-être pas immuables, mais vectrices d’une durée dépassant celle des existences individuelles, et même celle des générations, les institutions stabilisaient et rassuraient en imposant l’idée d’une sacralité. Mais qu’est-ce qu’elles sacralisaient exactement ? Pour le savoir, on pourrait dire que, qualifiée comme structure d’organisation temporelle, l’institution joue mutatis mutandis, pour nos sociétés historiques, un rôle comparable à celui du mythe dans les sociétés « d’avant l’histoire » ou « sans histoire ». Ainsi, un des points communs fondamentaux entre les deux formes d’organisation sociale concerne les rituels. Il ne saurait exister d’institution sans rituels, à savoir sans moments sociaux réguliers qui rythment l’existence et rappellent aux individus le poids du groupe sur l’existence singulière (ainsi, les prières, les rites de passage, les commémorations) ; le rituel sacralise des moments de la vie sociale, en les dérobant à l’intérêt individuel fragmenté. Si le rituel est politique, c’est qu’il réunit le groupe autour de moments collectifs que personne ne peut discuter. Sans aucun doute destinée dresser les individus, il convient aussi de constater que l’institution sacralise du temps commun. Mais qu’est-ce que signifient aujourd’hui les expressions « dressage des individus » et « sacralisation de temps communs » ? Notre réflexion portera sur ces aspects d’une « philosophie des institutions » qui n’existe d’ailleurs pas (et ce détail est intéressant), en regard de la situation actuelle des adolescents, hyperconnectés et voués à un avenir à la fois ouvert et incertain…

 

Bibliographie

Jean Bodin, Les Six Livres de la République (1576), Paris, Fayard, 1986.

Mary Douglas, Comment pensent les institutions, trad. Paris, La Découverte-MAUSS, 1999.

Michel Foucault, Naissance de la folie à l’âge classique. Folie et déraison, Paris, Gallimard, 1972.

Michel Foucault, Surveiller et punir. Naissance de la prison, Paris, Gallimard, 1975.

Erving Goffman, Asiles. Études sur la condition sociale des malades mentaux et autres reclus, trad. Paris, Éditions de Minuit,‎ 1979.

Friedrich Nietzsche, La Généalogie de la morale (1882), trad. Paris, LGF, 2012.

Hartmut Rosa, Accélération. Une critique sociale du temps, trad. Paris, La Découverte, 2010.

 

http://pros.maisondesadolescentsrhone.fr/templates/siteground-j15-71/images/header.jpg

Repost 0
Thierry Ménissier - dans Evénements
commenter cet article
26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 14:59

Je signale cette intervention à venir

 

« Democratie en Chantier, quelle voix pour le peuple ? »

 

Conférence-débat à La Terrasse

Jeudi 2 octobre 2014, 20h30, Salle communale

http://www.mairie-laterrasse.fr/

 

L’occasion de la mise en place d’un conseil citoyen à La Terrasse suscite une émotion légitime car elle rouvre une série de questions d’une importance considérable. Comment concevoir l’apport aux affaires de la commune de l’avis de personnes tirées au sort ? Quelles compétences leur accorder sans perturber le travail des élus qui assument la responsabilité de la décision collective ? Comment le choix des membres du conseil par le hasard pourrait-il compenser le défaut de légitimité de conseiller non distingués par l’élection ? Est-ce qu’un des effets induits ne consiste pas en une « banalisation » de la chose publique ? Voilà quelques questions inquiétantes.

Mais il y en a de plus fondamentales. L’idée d’un conseil citoyen se heurte à l’ambiguïté de la tradition politique française. En effet, celle-ci à la fois reconnaît à « la voix du peuple » certaines prérogatives particulières (dans le référendum ou le plébiscite), et lui dénie globalement les compétences qu’elle accorde aux élus, dans un système représentatif dont apparaissent aujourd’hui certaines limites criantes. De plus, notre tradition intellectuelle est elle-même équivoque : on pourrait dire que l’influence de Rousseau et de son concept de volonté générale est forte, mais qu’elle s’exprime dans un système hostile aux thèses du Genevois (qui honnissait le système représentatif).

Les hésitations face au projet d’un conseil citoyen recouvrent donc de véritables résistances, qui mêlent les insatisfactions face à la politique et les verrous produits par notre héritage. Mais si le projet est intéressant, c’est qu’il repose sur une véritable innovation sociale et politique. A l’encontre à la fois d’un système représentatif verrouillé et d’une conception substantialiste de la volonté générale, il peut permettre d’impliquer les singularités dans le processus de construction de l’action collective. Dans cette expérimentation, comment concevoir la compétence du citoyen-conseiller ? Comment estimer son meilleur degré possible d’implication dans la vie publique ?

Peut-être que cette nouvelle « voix du peuple » peut réussir à dire quelque chose qui ne peut pas être dit, car notre système politique se trouve constamment sous la contrainte des faits et le nez sur le présent. Être ambitieux pour le conseil citoyen ne serait-ce pas, par exemple, demander aux conseillers – c’est-à-dire aux citoyens ordinaires – de renouveler la vision collective ? N’est-ce pas un moyen pour que les citoyens soient l’avenir de la cité, en leur permettant d’imaginer les options collectives de demain ?

Nous examinerons l’hypothèse que la compétence des conseillers réside dans une fonction qui n’existe pas encore, et qu’on pourrait nommer, dans une autre langue que le vocabulaire politique traditionnel, le « codesign des espérances collectives ».

 

Repost 0
Thierry Ménissier - dans Evénements
commenter cet article
12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 05:27

Salon philosophique : La Liberté chez Camus

Samedi 14 juin, 19 h - 22 h 30

 

 

Présentation

Ce salon philosophique interroge le thème de la liberté chez Albert Camus. Il vise à permettre aux participants de s’approprier les concepts camusiens afin, grâce à eux, de penser le monde et de se penser soi-même. La forme du "salon philosophique" renvoie à un moment de conversation privilégiée, guidée par un propos introductif et où les participants s'engagent dans un séminaire de quelques heures.

 

Albert Camus (1913-1960) a développé à partir de ses deux premiers ouvrages publiés en France la même année 1942, L’Etranger et Le Mythe de Sisyphe, une œuvre dans laquelle le constat du caractère absurde de l’existence humaine se conjugue à une réflexion sur l’engagement. Tâche philosophique très rude, car si l’existence est absurde, si rien n’a de sens, si aucune cause ne l’emporte en justification sur une autre, quel sens réel donner au mot liberté ? Sous les coups de boutoir de l’auteur de La Chute et de L’Homme révolté, il semble en effet que les notions traditionnelles de liberté comme libre-arbitre et maîtrise par l’homme de son destin, aussi bien que le concept de responsabilité, soient désormais caduques. Nous proposons lors de cette soirée de repenser les termes de ce problème à la lumière de notre situation d’aujourd’hui.

Après une introduction problématique réalisée par Caroline Angé (Maître de conférences, Université Stendhal Grenoble 3) et Thierry Ménissier (avec la complicité de Philippe Georges) et à l’issue d’un petit buffet dinatoire, des ateliers réuniront les participants autour d’extraits de texte de Camus, dans le but de dégager le sens des questions posés par la pensée de l’auteur. Enfin, on mettra en commun les acquis de la réflexion.

 

 

Un plat et/ou une boisson à partager seront les bienvenus.

Participation aux frais : 6 euros

 

Ce salon philosophique se déroule chez Martine et Philippe Georges

452 route de Saint Pancrasse

38330 Saint Nazaire les Eymes

 

Inscription préalable obligatoire (nombre de places limitées) à l'adresse :

martine-georges@wanadoo.fr

 

 

Salon philosophique : La liberté chez Camus
Repost 0
Thierry Ménissier - dans Evénements
commenter cet article
31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 03:22

Dans le cadre du séminaire "Espèces d'espaces" de la Société alpine de philosophie (6ème séance), je signale ma conférence

 

"Espace démocratique et nouvelles technologies"

 

Lundi 2 juin à 18 h

A la Maison des Association        

2, rue Berthe de Boissieux- Grenoble

 

 

Les technologies de l’expression, de l’information et de la communication changent notre rapport à l’espace. En quoi modifient-elles notre relation à la démocratie ? Si le monde qu’elles dessinent est éloigné de l’« espace public » rêvé par les Lumières (hypothèse d'ailleurs à examiner puis à discuter), comment font-elles évoluer la communauté politique ? Que signifient « citoyenneté » à l’heure des réseaux, et « liberté civique » dans les conditions de la déterritorialisation numérique ?

 

Questions sans doute plus difficiles encore mais très importantes également : dans un futur proche, comment les nouvelles conditions technologiques de la démocratie vont-elles reconfigurer l’espace vécu ? Comment contribuent-elles déjà à réorganiser les espaces de la production, de la circulation des biens, et de la construction de la puissance ?

 

J'ajoute que je vais notamment discuter cette thèse (à vrai dire assez terrifiante !) de mon ami le philosophe Robert Damien : "Nous sommes dans l'état de nature. Par la révolution informatique des écritures et de leurs transmissions, tout homme est potentiellement un émigré extravagant tant il a perdu sa patrie et ses monitions sans en fonder encore une autre nouvelle, faite de la pluralité des cultures communes et des motions d'ordre multiples qu'autorisent la maîtrise numérique des traversées." (Eloge de l'autorité. Généalogie d'une (dé)raison politique, Paris, Armand Colin, 2013, p. 30).

 

Cette conférence qui donnera toute sa place à l'espace vécu et au dialogue critique avec les participants, ne sera retransmise en temps réel sur les réseaux que si ces derniers, citoyens désormais augmentés et ubiquitaires, s'engagent dans sa propagation fragmentaire écrite - ce qui implique une forme de réflexivité qui peut rendre optimiste...

 

 

Conférence
Repost 0
Thierry Ménissier - dans Evénements
commenter cet article
7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 04:06

 

En préparation du séminaire de réflexion qui lui est consacré lundi 12 mai

(http://tumultieordini.over-blog.com/2014/04/seminaire-de-l-atelier-de-l-imaginaire.html),

voici un film présentant l'atelier de l'imaginaire

http://www.promising.fr/blog/2014/05/06/decouvrez-latelier-limaginaire-en-video/

 

Repost 0
Thierry Ménissier - dans Evénements
commenter cet article
4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 08:14

La notion de paria chez Bernard Lazare et Hannah Arendt

Thierry Ménissier

(Philosophie, Langages & Cognition, EA 3699, Université Grenoble Alpes)

Conférence à l’invitation du Cercle Bernard Lazare – Grenoble

 

CCJ, 6 rue Jay, Grenoble

le 14 mai 2014 à 19h30

Libre participation aux frais

http://www.cbl-grenoble.org/

 

C'est à Bernard Lazare qu'Hannah Arendt emprunte la notion de « paria ». Mon intervention vise à restituer le dialogue que la philosophe a entretenu avec le journaliste, en cherchant à répondre à ces questions : que signifie ce terme de « paria » pour les deux auteurs ? Quel sens lui donnent-ils alors qu'ils vivaient en des époques et des pays différents ? Comment conçoivent-ils le rapport entre la terre natale et l'engagement politique ?

 

Hannah Arendt (1906-1975), née d'une famille juive allemande, a été professeur de « théorie politique », selon sa propre définition, en Allemagne puis aux Etats Unis, où elle s'est réfugiée à l'époque du nazisme.

 

Bernard Lazare (1865-1903) est né à Nîmes d'une famille juive assimilée. Il est connu comme écrivain, journaliste, anarchiste, défenseur d'Alfred Dreyfus et des Juifs persécutés. Sous l'influence de Herzel, il est gagné, un temps, par l'idée sioniste.

 

Bibliographie de la conférence :

  1. Sources principales :

 

Arendt, Hannah : Rahel Varnhagen, la vie d'une juive allemande à l'époque du romantisme (1933), trad. H. Plard, Paris, Tierce, 1986

Arendt, Hannah : L’Antisémitisme, in Les Origines du totalitarisme (1951), éd. sous la dir. de P. Bouretz, Paris, Gallimard, 2002.

Arendt, Hannah : Condition de l’homme moderne (1958), La Crise de la culture (1961), Du Mensonge à la violence (1969) in L’Humaine condition, édition établie et présentée sous la direction de Ph. Raynaud, Paris, Gallimard, 2012.

Arendt, Hannah : Eichmann à Jérusalem. Rapport sur la banalité du mal (1963),  trad. A. Guérin, in Les origines du totalitarisme, Gallimard, 2002.

Arendt, Hannah : Vies politiques, trad. É. Adda, M. Bontemps, B. Cassin, Paris, Gallimard, 1974.

Arendt, Hannah : La Tradition cachée. Le juif comme paria, trad. S. Courtine-Denamy, Paris, C. Bourgois, 1987.

Arendt, Hannah : Écrits juifs, trad. S. Courtine-Denamy (trad.). Paris, Fayard, 2011.

Lazare, Bernard : L’Antisémitisme, son histoire et ses causes (1894), Paris, Aux Editions de la Différence, 1982.

Lazare, Bernard : Le Nationalisme juif, conférence faite devant l’Association des Etudiants juifs russes, Kadimah, n°1, 1898, URL http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k81448z/f2.image.r=bernard%20lazare.langFR

Lazare, Bernard, Le Fumier de Job (1903-1928), Paris, Circé, 1990.

Weber, Max : Le Judaïsme antique. Etudes de sociologie de la religion III (1917-1919), trad. F. Raphaël, Paris, Pocket Agora, 1998.

 

  1. Sources secondaires :

 

Cedronio, Marina : Hannah Arendt, politique et histoire: la démocratie en danger, trad. M. Raiola, Paris, L’Harmattan, 1999.

Delmaire, Jean-Marie : « Bernard Lazare et le sionisme », in Oriol, Philippe (dir.) : Bernard Lazare, anarchiste et nationaliste juif, Paris, Honoré Champion, 1999, p. 151-171.

Leibovici, Martine : « Le paria chez Hannah Arendt », in Politique et pensée. Colloque Hannah Arendt, Paris, Payot, 1996, p. 223-245.

Leibovici, Martine : Hannah Arendt, une Juive. Expérience, politique et histoire, Préface Pierre Vidal-Naquet, Paris, Desclée de Brouwer, 1998.

Leibovici, Martine : Hannah Arendt et la tradition juive. Le judaïsme à l’épreuve de la sécularisation, Genève : Éditions Labor et Fides 2003.

Leibovici, Martine, & Varikas, Eleni : dossier d’articles « Le paria, une figure de la modernité », revue Tumultes, n° 21-22, novembre 2003, URL http://www.cairn.info/article.php?REVUE=tumultes&ANNEE=2003&NUMERO=2&PP=5

Löwy, Michael : « Le concept de « paria conscient » chez Hannah Arendt, et le cas des intellectuels juifs d'Europe centrale », revue Loxias n°24, URL : http://revel.unice.fr/loxias/index.html?id=2720

Oriol, Philippe : « Bernard Lazare anarchiste », in Oriol, Philippe (dir.) : Bernard Lazare, anarchiste et nationaliste juif, Paris, Honoré Champion, 1999, p. 17-101.

Varikas, Eleni : « Le fardeau de notre temps », in Caloz-Tschopp, Marie-Claire : Hannah Arendt, les sans-Etat et le « droit d'avoir des droits », Paris, L’Harmattan, 2000, Volume 1, p. 59-73.

Varikas, Eleni : Les Rebuts du monde, figures du paria, Paris, Stock, 2007.

Conférence "La notion de paria chez Bernard Lazare et Hannah Arendt"
Conférence "La notion de paria chez Bernard Lazare et Hannah Arendt"
Repost 0
Thierry Ménissier - dans Evénements
commenter cet article
28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 14:51

A venir...

 

Faire et éprouver ensemble, un nouveau paradigme de l’action collective ?

 

Séminaire de recherche de l’Atelier de l’Imaginaire

 

Un partenariat

Universités de Grenoble I, II et III

Hexagone scène nationale arts sciences Meylan

Centre d'architecture, d'urbanisme et d'environnement de l'Isère

Avec l’aide du programme Investissement d’Avenir Promising http://www.promising.fr/

 

Lundi 12 mai 2014, 9 – 18 h

 

Manifestation publique, entrée libre, réservation obligatoire : contact@promising.fr

Lieu : IAE de Grenoble, 525 avenue Centrale, Domaine Universitaire, 38400 – SAINT MARTIN-D'HERES – salle 305

 

 

Ce séminaire de recherche transversal questionne le faire et éprouver ensemble comme un nouveau paradigme possible. Il se fonde sur l’expérience de l’Atelier de l’imaginaire : http://theatre-hexagone.eu/latelier-de-limaginaire/.  

 

Développé depuis deux ans par un collectif d’acteurs culturels et territoriaux et d’universitaires grenoblois, cet atelier de formation et de recherche-action s’est penché sur les thèmes suivants : territoire, aménagement et créativité, imaginaire ou représentations, action collective et prise de décision, circuit-court et rencontre – dans une posture de néo-situationnisme : entre protocole et fabrique des imaginaires, nous avons tenté de créer du sens par la situation.

 

L’hybridation, rencontre, échange, croisement fécond ou « nourriture croisée » des discours, des outils et des lieux pourrait incarner le positionnement de ce collectif.

 

Il s’agit avec ce séminaire d’interroger la pertinence et les limites de la fabrication de situations, d’événements et d’expériences comme nouvelle forme de l’action collective. Les points de vue des universitaires, des artistes et des responsables d’organisation (publiques et privées) sont sollicités par cet appel à propositions d’intervention.

 

Déroulement :

Matin : intervention des acteurs de l’Atelier de l’imaginaire (enseignants-chercheurs, acteurs culturels et territoriaux)

 

8 h 30 : accueil

8 h 45 – 9 h : projection du film sur l’Atelier de l’imaginaire

 

9 h – 9 h 40 : présentation n°1 : Fabienne Martin-Juchat, anthropologue du mouvement et professeur de sciences de la communication, responsable du master Recherche médiation art culture, option info-com, Institut de la Communication et des Médias et Laboratoire GRESEC – Université Stendhal Grenoble 3 :

Vertiges de l’improvisation

 

9 h 40 – 10 h 20 : présentation n°2 : Antoine Conjard, Directeur de l’Hexagone, Scène Nationale Arts Sciences, Meylan.

Renouveler et inventer une action culturelle pour le 21eme siècle…

 

Pause-café

 

10 h 30 – 11 h 10 : présentation n°3 : Luc Gwiazdzinski,  géographe, Maître de conférences, Institut de Géographie Alpine, laboratoire Pacte (UMR CNRS-IEP-UJF-UPMF), associé au MOTU (Milan) et responsable du Master Innovation et Territoires, Université Joseph Fourier – Grenoble 1 :

La fabrique de situations, d’expériences et d’événements. Nouveaux protocoles, agencements, scènes, territoires, rythmes et rites pour l’action collective contemporaine

 

11 h 10 – 11 h 50 : présentation n°4 : Thierry Ménissier, philosophe, professeur de philosophie à Grenoble Institut de l’Innovation – IAE de Grenoble et Equipe de recherche Philosophie, Langages & Cognition, responsable du Master Management Innovation Technologie, Université Pierre Mendès France – Grenoble 2 :

Trois versions de l’imaginaire politique

 

11 h 50 – 12 h 30 : présentation n°5 : Serge Gros, Directeur du Conseil en Architecture Urbanisme et Environnement,

Inventer de nouveaux protocoles d'échanges pour refonder les projets d’aménagement

 

Déjeuner sur le campus : (lieu à préciser)

 

Après-midi : intervention d’invités extérieurs et discussions d’approfondissement

 

14 h 30 – 16 h : intervention de Geneviève Fraisse

 

Dérégler plutôt que troubler la représentation

 

Geneviève Fraisse est philosophe et historienne de la pensée féministe, directrice de recherche au CNRS ; elle a été déléguée interministérielle aux droits des femmes de 1997 à 1998 et députée au parlement européen de 1999 à 2004. Elle est notamment auteure de Les Deux gouvernements : la famille et la Cité, Folio Gallimard, 2000 ; Le Mélange des sexes, Gallimard jeunesse, 2006 ; Du consentement, Le Seuil, 2007 ; Le Privilège de Simone de Beauvoir, Actes Sud, 2008 ; L’Europe des idées suivi de Touriste en Démocratie. Chronique d'une Élue du Parlement Européen 1999-2004, (avec Christine Guedj), L’Harmattan/France culture, 2008 ; Service ou servitude, essai sur les femmes toutes mains, Le Bord de l'eau, 2009 ; À côté du genre. Sexe et philosophie de l'égalité, Le Bord de l'eau, 2010 ; La fabrique du féminisme, Textes et entretiens, le passager clandestin, 2012.

 

16 h – 17 h 00 : Table ronde : regards croisés et résonnances :

 

  • Jacques de Bussy, consultant en stratégie, fondateur du cabinet  " les développeurs associés"

En quelques mots : « Engagé depuis 30 ans dans une posture de consultant, aux côtés d’entreprises et de collectivités de toutes tailles, acteur du socio-économique en tant
créateur ou dirigeant d’entreprises "conventionnelles" comme de structures non
marchandes, l’occasion m’ a été donnée d’expérimenter, mettre en œuvre, d’évaluer ou d’observer de nombreuses situations de changement. Entre passages en force façon rugby, démarches sophistiquées et subtiles ou immobilisme délibéré, chacun des stratèges revendique une bonne connaissance de l’objet à changer, du contexte dans lequel baigne l’objet et une maitrise des processus de changement. La réflexion précédant l’action, c’est là que le consultant dont j’exerce la fonction intervient pour concevoir et caler le dispositif puis accompagner sa mise en œuvre. Imaginer les possibles : une demande rarement au cœur des préoccupations, on lui préfère le transfert et la reproduction du connu qui « a fait ses preuves ». Imaginer reste une pratique délicate, combinant 3 à 4 aptitudes pas toujours prises en compte en milieux académique ou professionnel : compréhension plutôt que savoir, altruisme plutôt qu’empathie, présence plutôt que rêverie, confiance plutôt que craintes et crispations….autant d’occasions de tensions avec nos égos fortement demandeurs de continuité, désireux de reproduire le connu. L’imaginaire, un possible découlant de  la non saisie ? ».

 

  • Chrystel Plenet,  fondatrice et gérante d’E. T. Ergonomie (Vaugneray, 69), cabinet de conseil en ergonomie,

En quelques mots : « Suite à l'obtention de mon diplôme de Psychologue du travail en 1989 à l'Université Lyon II, je m'engage auprès d'une entreprise pour concevoir et animer des projets de formation professionnelle autour des questions de ressources humaines. En parallèle, je poursuis ma formation en Ergonomie au CNAM. En janvier 1992, convaincue de l'apport de l'ergonomie dans les projets d'entreprises, je créée une activité de conseil en ergonomie. Aujourd'hui, E.T.ERGONOMIE s'est développée et j'anime une équipe 15 personnes, dont 14 ergonomes de formations diverses (HSE, médicale, biomécanique, physiologie, droit du travail et psychologie). Nos clients du secteur privé ou public (activités et tailles diverses) nous sollicitent sur le champ de la prévention de risques professionnels (santé et sécurité au travail), du maintien dans l'emploi de salariés fragilisés (séniors, travailleurs handicapés) et des facteurs humains et organisationnels dans des environnements spécifiques à haut risque (sûreté chimique ou nucléaire) ».

 

En quelques mots : « De 1999 à 2007 je tisse mon parcours au sein de l'ANPE, la Mission locale de Nantes Métropole et Unis-cité qui œuvre pour une citoyenneté active auprès des jeunes. Depuis 2005 je suis engagé dans la pratique et la sphère culturelle du Contact-improvisation, pratique de danse que je vis comme une exploration sociale du mouvement dansé et du corps touchant. Invité à « me laisser porter par ce qui me touche »,  je me forme et déforme au contact de nombreux danseurs croisés un peu partout en France et en Espagne au cours de festivals et de rencontres d'enseignants. En 2009, entendre le philosophe essayiste altermondialiste Patrick Viveret affine radicalement mon regard politique sur le Contact-Improvisation. Aux nourritures sensibles de la danse, j'incorpore d'autres aliments comme le forum des Dialogues en Humanité à Lyon, le Mouvement des Colibris ou encore le collectif Richesses. Je m'investis aujourd'hui au sein de l'Université du Nous, association qui – en quelques mots – peut se présenter comme un laboratoire citoyen d'expérimentation, de transmission et d'accompagnement tourné vers  « l'être et de l'agir ensemble ». Invitation à l'expérience délicate de l'intelligence collective, l'Université du Nous ouvre des espaces qui questionnent notre culture de l'agir ensemble, nos relations au pouvoir, à la richesse. »

 

  • 17 h – 17 h 30 : débats conclusifs
Repost 0
Thierry Ménissier - dans Evénements
commenter cet article